Naufrage du “Grande America” : un inventaire fait état de 1 050 tonnes de matières dangereuses

#AlertePollutionRivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?Pour en savoir plus ➡️https://t.co/ZPbQ5L6KDG@Min_Ecologie @FdeRugy @SGMer @MarineNationale pic.twitter.com/4I9xtMYDqU — Premar Atlantique (@premaratlant) 21 mars 2019

Dès le lendemain du naufrage, la préfecture maritime (Premar) avait dressé un premier inventaire, parlant de 365 conteneurs dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses.Des centaines de tonnes d’acide chlorhydriqueParmi ces matières répertoriées par le code maritime international des matières dangereuses, figuraient 85 tonnes d’hydrogénosulfure de sodium utilisé notamment dans l’industrie du cuir, 62 tonnes de résine, 16 tonnes de substitut de térébenthine (White Spirit), 720 tonnes d’acide chlorhydrique, 25 tonnes de fongicides ou 9 tonnes d’aérosol. Parmi les matières considérées comme non dangereuses, 5 conteneurs de lubrifiants, 2 tonnes de pneus, 18 tonnes d’engrais ou encore 24 conteneurs d’acier. Sur les 2 100 véhicules transportés, le chargement contenait 190 poids lourds, 22 bus ou 64 engins de chantier.Du côté des carburants, outre les 2 200 tonnes de fioul lourd déjà annoncés, le Grande America transportait 190 tonnes de diesel marin et 70 000 litres d’huile. “Des informations complémentaires ont été demandées à [l’armateur] Grimaldi Group”, a précisé la Prémar dans un communiqué.Une pollution morcelée et difficile à attraperPour Jacky Bonnemains, de l’association Robin des Bois, “c’est la première fois dans l’histoire de l’accidentologie maritime qu’un inventaire aussi détaillé est rendu public”. Le militant estime que “tout est inquiétant dans cet inventaire” avec “probablement des ordinateurs, des pièces de rechange automobile, même un véhicule à hydrogène hautement explosif [au contact de l’air] et 55 conteneurs dont on ignore le contenu”. L’association dit avoir déposé plainte ce jeudi à Brest contre l’armateur Grimaldi et le commandant du navire.Nicolas Tamic, du Cedre, spécialisé dans les pollutions accidentelles des eaux, s’est voulu rassurant, rappelant notamment que l’acide, “plongé dans un élément liquide et notamment dans autant d’eau se dilue”. Il ajoute qu’il y a “peu de courants” dans la zone concernée et que nous sommes “en plein dans une grosse bulle anticyclonique” : “nous n’avons donc pas de vent ce qui fait que la pollution reste sur place, mais elle n’est pas facile à attraper car elle est morcelée”.Pas d’arrivée de fioul lourd sur le littoral avant dix joursLes remorqueurs espagnols Alonso de Chaves et Maria de Maetzu, ainsi que le VN Partisan sont positionnés à la verticale de l’épave, “où une irisation de surface parsemée d’amas de fioul lourd est toujours visible”, précise-t-elle. Les BSAA Argonaute et VN Sapeur, le BSMA Rhône, le Ria de Vigo et le TSM Kermor sont par ailleurs toujours engagés sur la pollution initiale émise et qui a dérivé.

Le BSAA Argonaute lors d’une opération de dépollution, le 19 mars 2019 dans le golfe de Gascogne, après le naufrage du Grande America. (AFP)

La barge TSM Dora, affrétée par l’armateur, est arrivée sur place. Deux autres navires également affrétés par Grimaldi ont par ailleurs récupéré “trois conteneurs de produits alimentaires, dont un en très mauvais état”, selon la Premar. Un quatrième navire affrété par l’armateur, doté d’un véhicule sous-marin téléguidé, arrivera lundi sur place.“A ce stade, compte-tenu des conditions environnementales au centre du golfe de Gascogne, de la distance à la côte et des résultats des modèles fournis par le comité de dérive, une arrivée sur le littoral français d’amas de fioul lourd semble très peu probable avant 10 jours”, a de nouveau précisé la Prémar.Click Here: cheap INTERNATIONAL jersey

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