Maladie de Dupuytren : la fin de la chirurgie

La maladie de Dupuytren touche près de 5 % des Français. C’est une affection évolutive et douloureuse, qui se caractérise par l’épaississement et le raccourcissement de la peau de la paume de la main. Ce qui entraîne la flexion progressive d’un ou plusieurs doigts de la main. Mais face à ce problème, la chirurgie n’est plus obligatoire.

La maladie de Dupuytren peut entraîner un handicap notoire, du fait de la flexion irréductible d’un ou plusieurs doigts, très gênante dans la vie quotidienne. Jusqu’à ces dernières années, elle relevait d’une intervention chirurgicale, mais son traitement est aujourd’hui bouleversé par une nouvelle technique : l’aponévrotomie à l’aiguille présentée lors du congrès de la société française de rhumatologie.
Selon Dr Henri Lellouch, rhumatologue à l’hôpital Lariboisière, ce traitement ne nécessite pas d’hospitalisation, et peut être pratiqué au cabinet de ville ou en consultation externe. L’important est qu’elle soit réalisée par un praticien expérimenté. Elle ne nécessite pas non plus d’anesthésie locorégionale, mais une simple anesthésie locale. Dès la fin de la séance, qui dure une quinzaine de minutes, le patient peut se servir de sa main pour les actes de la vie courante, à condition de ne pas faire d’efforts intenses pendant une dizaine de jours. Ce traitement ne nécessite ni rééducation, ni soins infirmiers. Les arrêts de travail sont rares.
Les résultats à cinq ans montrent que le taux de récidives est comparable à celui de l’aponévrectomie chirurgicale. Cette prise en charge donne un grand espoir à de nombreux patients handicapés dans leur vie quotidienne par leurs doigts rétractés. Elle devrait rapidement devenir le traitement de première intention de la maladie de Dupuytren.Source : Communiqué de l’Académie de médecine – Décembre 2007- Congrès de la Société Française de Rhumatologie

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