Lancement de la campagne du Neurodon, pour faire progresser la recherche sur les maladies du cerveau

Comme chaque année depuis maintenant 14ans, la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau organise la Campagne nationale du Neurodon (du 10 au 16mars), afin de sensibiliser le grand public aux maladies neurologiques et psychiatriques, et alerter également les pouvoirs publics sur les besoins de la recherche dans ce domaine.

L'affiche du Neurodon 2014.

Plus de 15 millions de Français concernésSi l’on considère les maladies neurologiques (

Alzheimer,

Parkinson,

épilepsie,

sclérose en plaques,

accident vasculaire cérébral, atrophie multisystématisée,

dystonie,

Chorée de Huntington,

tumeurs cérébrales, paralysie cérébrale,

sclérose latérale amyotrophique, etc.), les maladies psychiatriques (

anxiété,

dépression,

addictions,

schizophrénie,

autisme,

troubles obsessionnels compulsifs, etc.) et les déficits sensoriels, les

maladies du cerveau frappent plus de 15 millions de Français et leur entourage. La Fondation Fondamental avait estimé leur coût à 109 milliards €.En Europe, ces maladies sont le plus gros contributeur de handicap, et représentent un tiers du coût total des maladies. En 2010, leur coût avait été évalué à 798 milliards €, loin devant celui des

cancers (150 à 250 milliards €) et celui des

maladies cardiovasculaires (192 milliards €). Le plus souvent chroniques, ces maladies ont la particularité d’engendrer des frais sanitaires et sociaux indirects très élevés, généralement supérieurs aux coûts directs.Et les prévisions à l’horizon 2040 ne sont guère réjouissantes puisque le nombre de malades devrait doubler en 20 ans, tandis que les cas de

démences devraient tripler d’ici 2050.Un enjeu colossal, mais des autorités sanitaires qui restent sourdesAutant dire que l’enjeu sanitaire que représentent les maladies du cerveau est colossal. Pour autant, “l’effort français pour la recherche en sciences du vivant, et en neurosciences en particulier, est en train de devenir inférieur à celui d’un grand nombre de pays européens et ne cesse de perdre du terrain“, avait observé la Cour des Comptes dans son rapport “Le financement public de la recherche, un enjeu national“, en juin 2013.C’est pourquoi la FRC tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme et espère sensibiliser les pouvoirs publics aux besoins de la recherche. “La recherche sur le cerveau et ses maladies manque de plus en plus de moyens. […] Bien que ces maladies constituent le plus grand défi de santé publique du XXIème siècle, rien ne semble bouger ! Toujours pas de Plan Cerveau à l’horizon !“ déplore Jean-Marie Laurent, président de la FRC, qui, comme tous les acteurs impliqués dans ce combat, s’interroge “sur le silence des autorités de santé“.Une campagne d’appel aux dons du 10 au 16 marsC’est donc une nouvelle fois à la générosité du public que font appel la FRC et les associations partenaires du Neurodon. Car les besoins en équipements (dans les domaines de l’électrophysiologie, l’imagerie cellulaire, la neuroimagerie un vivo) et surtout en ressources humaines sont immenses, d’après les résultats d’une enquête que la FRC a menée auprès des laboratoires français.Pendant une semaine, du 10 au 16 mars, les Français seront donc sollicités via une campagne d’affichage et un sport télévisuel, au slogan volontairement sarcastique : “On sait réparer le cerveau d’un ordinateur mais pas celui d’un être humain. Faute de moyens“.

Parallèlement, ils pourront aller à la rencontre des chercheurs et apprendre ainsi à mieux connaître le cerveau et s’informer sur l’actualité de la recherche dans ce domaine grâce à la Semaine du cerveau organisée dans une trentaine de villes françaises. Coordonnée par la Société des neurosciences, en partenariat avec la FRC, elle rencontre chaque année depuis 15 ans un grand succès. Pour connaître le programme, rendez-vous sur le site

www.semaineducerveau.fr/2014/France.phpAmélie PelletierSource : Dossier de presse de la FRC, mars 2014.

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