Grippe A : les cas sévères liés à la présence d'un pneumocoque

Des chercheurs américains et argentins ont mené une étude visant à comprendre le lien entre une infection au virus H1N1 et la présence d’agents bactériens. Publiés dans la revue en ligne PLoS One, les résultats indiquent qu’une co-infection bactérienne est corrélée aux formes sévères de grippe A.

Les scientifiques se sont basés sur les prélèvements nasaux de 199 patients argentins infectés par la grippe A. Parmi ces malades, 39 étaient atteints d’une forme sévère de la maladie et 160 souffraient d’une forme bénigne. Un agent bactérien a été retrouvé dans 152 des 199 échantillons. Les chercheurs ont noté en particulier la présence de Streptoccoccus pneumoniae, plus connu sous le nom de pneumocoque, une bactérie responsable d’une infection aiguë des poumons. La majorité des cas graves ont révélé la présence de cette bactérie. Selon les analyses, il apparaît que la présence d’un pneumocoque multiplie par 125 le risque de forme sévère de la grippe H1N1. En effet, le Streptoccoccus pneumoniae était présent dans 56 % des cas graves, contre 25 % des cas bénins. Et plus d’un tiers des prélèvements ont été révélés chez des personnes présentant une forme sévère de grippe A. Selon les auteurs de l’étude, il s’agit ici d’un nouveau facteur de risque de complication, indépendant de l’asthme, du diabète, de l’obésité ou de toute autre maladie chronique. Selon les auteurs, les résultats du prélèvement nasal, un échantillon facilement accessible, pourraient donc être utilisés comme des indicateurs d’un risque plus important d’évolution vers une forme grave de la grippe A.Sarah LaînéSource :Streptococcus pneumoniae Coinfection Is Correlated with the Severity of H1N1 Pandemic Influenza, Palacios et al, Plosone – 31 décembre 2009PHOTO : TRAVERS ERIC/SIPAClick Here: cd universidad catolica

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