Des associations exclues de la prochaine Conférence sur l’environnement

Le 6 septembre, un arrêté officialisant la liste des associations participantes au prochain Conseil national pour la transition écologique (CNTE) a évincé de la liste des participants les associations membres du Rassemblement pour la Planète. Mais ces dernières n’entendent pas en rester là. Le groupe va en effet déposer un recours juridique pour demander l’annulation de cet arrêté.

Pour le Rassemblament pour la planète (RPP), la santé et l'environnement sont indissociables.

Ecologie Sans Frontière, Respire, Réseau Environnement Santé, Robin de Toits, Sea Shepherd, etc., constituent le Rassemblement pour la Planète (RPP) et se revendiquent comme “le seul groupement d’associations spécialisées sur les questions de santé-environnement“. Or, ces ONG (Organisations non gouvernementales) “lanceuses d’alertes et économiquement indépendantes“ ont été évincées de la liste des associations participantes au prochain Conseil national pour la transition écologique (CNTE) qui se tiendra les 20 et 21 septembre prochains.Le motif ? La création récente et inopinée d’un système de “super-agrément“ exigeant que les associations participant au CNTE, en plus d’être agréées pour la protection de l’environnement, soient également “habilitées pour prendre part au débat sur l’environnement qui se déroule dans le cadre des instances consultatives ayant vocation à examiner les politiques d’environnement et de développement durable“.Un recours en justice et le soutien de personnalités politiquesPour les représentants du RPP, l’arrêté du 6 septembre les excluant de participer au CNTE est injustifié et cela d’autant que d’autres associations qui n’ont pas le “super-agrément“ sont dans la liste des participants. “Sans aucune hostilité vis-à-vis de ces organismes  non habilités à siéger au CNTE, le RPP dénonce  la décision du gouvernement de se priver de l’expertise indépendante de lanceurs d’alerte qualifiés en santé-environnement, en choisissant des associations vitrines“, ont déclaré des responsables du RPP.Lors d’une conférence de presse à laquelle ont participé, outre les responsables du RPP, plusieurs personnalités politiques dont trois anciens ministres de l’environnement, l’organisme a annoncé qu’il était urgent d’organiser une table ronde sur l’environnement et la santé avec les ministères concernés et d’intégrer le RPP dans le CNTE. Le RPP déposera d’ailleurs dans les tous prochains jours un recours juridique pour demander “l’annulation de l’arrêté du 6 septembre“.  Et de rappeler que le RPP a “remis au gouvernement une série de propositions concernant le contrôle de l’exposition aux risques environnementaux“ (

ondes électromagnétiques,

perturbateurs endocriniens,

pollution de l’environnement et polluants toxiques comme le

diesel…). Pour le RPP, leur participation est nécessaire pour préparer les futurs plans de prévention.Jesus CardenasSource : Conférence de presse organisée le 17 septembre 2013 par le RPP « Dialogue environnemental : le gouvernement doit intégrer les ONG lanceuses d’alerte spécialisées en santé-environnement ». Cette conférence a été soutenue, entre autres personnalités, par 4 anciens ministres de l’environnement (Delphine Batho, Yves Cochet, Chantal Jouanno et Corinne Lepage) ainsi que par la sénatrice de Paris Leïla Aïchi.

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