Bien manger pour préserver son capital santé !

C’est évident, bien manger lorsqu’on est enfant permet d’assurer une croissance optimale. Mais les conséquences des premiers menus sont encore plus subtiles. De petits écarts chez le bébé peuvent avoir de grandes répercussions sur le futur adulte ! Diabète, obésité, allergies, risque cardiovasculaire… Tout se joue-t-il dès le biberon ?

Il existe des liens très forts entre les choix alimentairesdurant l’enfance et la santé à l’âge adulte !Ces relations particulières ont étéévoquées lors du 2e Congrès Mondial deGastro-entérologie, Hépatologie, NutritionPédiatriques qui s’est déroulé au Palais desCongrès de Paris en juillet 2004.Dès la grossesse !Comme l’a précisé le Pr. Dominique Turck, de lafaculté de médecine de Lille, l’alimentation de lafemme enceinte a des répercussions importantes sur la vie dufutur bébé… à l’âge adulte ! Ainsi,les fœtus qui ne “mangent“ pas à leur faim durant lagrossesse et qui ont un poids de naissance plus faible, auront plusde risques à l’âge adulte de développer desmaladies liées à l’alimentation : diabète,hypercholestérolémie, surpoids… Le mécanismeest simple : ayant connu une relative “disette“ pendant lagrossesse, l’organisme s’est habitué à de faiblesapports nutritionnels. Et lorsque l’adulte profite de l’offrealimentaire assez abondante de nos sociétés,l’organisme va se trouver dépassé !On ne le répétera jamais assez : il est doncessentiel de bien manger pendant toute la grossesse !A surveiller comme le lait sur le feuL’alimentation du nouveau-né joue également unrôle primordial…. Alors, sein ou biberon ? Lesrépercussions de ce choix sur la santé future ontfait l’objet de nombreuses recherches. Et les résultats sontcontradictoires, même si le lait maternel semble procurer unpetit avantage. En effet, les enfants nourris au sein semblentprésenter moins de risques de devenir allergiques,obèses ou diabétiques. Ils auraient égalementmoins de cholestérol et une pression artérielle plusbasse que la moyenne ! Ces vertus seraient liées àdes particularités du lait maternel, ne contenant pas tropde protéines et riche en acides gras insaturés. Maiscertains fabricants de lait modifient déjà lacomposition de leurs produits pour se rapprocher de cetidéal.Un point qu’il est essentiel de bien négocier : le passagedu lait vers une nourriture variée, ou fameuse“diversification alimentaire“. Réalisée tropprécocement, celle-ci semble favoriser le problèmesd’eczéma et d’allergie. Il est donc recommandé de necommencer à varier les menus qu’à partir de 6mois…Le poids du passé…Durant toute l’enfance, l’équilibre alimentaire estimportant, mais souvent difficile à préserver !Sucreries, chips, gâteaux… difficile d’apprendre ànos bambins comment faire les bons choix. Pourtant attention, laprise de poids de poids chez l’enfant a des répercussionsimportantes sur l’age adulte et cela même s’il perd tous leskilos emmagasinés ! Ainsi, des travaux ont montré queles bambins qui avaient connu l’obésité puisétaient revenus à leur poids de forme, gardaient desrisques de maladie cardiovasculaires plus élevés(infarctus, accident vasculaire cérébral). Hommes etfemmes ne semblent pas égaux en la matière, puisqueseuls ces messieurs présentaient ce “malus“ en terme desanté.Mais ces dames étaient elles plus exposées àun autre risque : l’ostéoporose après laménopause. Cette fois, rien à voir avecl’excès de poids, il s’agit des apports en calciumreçu pendant l’enfance et surtout l’adolescence. Car c’estavant 20 ans que se constitue le capital osseux. Et il estaujourd’hui montré que plus on consomme de produits laitierspendant sa jeunesse, moins on a de risques de fracturespassé 50 ans…Alors parents, n’oubliez pas que l’alimentation de vos bambins estessentielle. Essayez de leur apprendre le goût de bienmanger, ils vous remercieront plus tard !Louis AsanaSource : 2e Congrès mondial de Gastro-entérologie,Hépatologie, Nutrition Pédiatriques, Palais desCongrès de Paris, 3 au 7 juillet 2004.

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