Aluminium et Alzheimer : pas de lien trouvé

Le 3 février 2000, l’association UFC Que choisirinterrogeait l’Agence Française de SécuritéSanitaire des Aliments (Afssa) sur les dangers liés àla présence d’aluminium dans l’environnement desconsommateurs. Différentes sources avaient étéparticulièrement évoquées : les eaux et lesaliments.
En juillet 2000, une étude menée sur 8 ans parl’INSERM mettait en évidence un risque accru dedémences, chez des personnes exposées à desconcentrations en aluminium dans l’eau supérieures à100 mg/l. Le débat sur le rôle éventuel del’aluminium dans la maladie d’Alzheimer étaitrelancé. A la suite de cette étude, lesautorités sanitaires ont commandé une enquêtesur les véritables risques de l’aluminium (maladied’Alzheimer mais aussi neurologiques, osseuses, respiratoires,immuno-allergiques principalement). Le rapport a étérendu public le 13 novembre 2003.
Présentés par Martin Hirsch, directeur de l’Afssa,les résultats se veulent rassurants :
– Les apports via l’alimentation sont très nettementinférieures aux seuils définis par l’Organisationmondiale de la santé ;
– Les normes concernant le traitement des eaux potables sonttrès globalement respectées (99,3 % desprélèvements le confirment) ;
– Si certains effets liés à une exposition chroniqueà l’aluminium peuvent être actuellementconsidérés comme avérés(encéphalopathie, troubles psychomoteurs, atteinte du tissuosseux sous forme d’ostéomalacie et atteinte dusystème hématopoïétique sous la formed’une anémie hypochrome), il apparaît que pourd’autres effets initialement suspectés (c’est le cas de lamaladie d’Alzheimer), en l’état actuel des connaissances,une relation causale ne peut être raisonnablementenvisagée.
Les autorités sanitaires rappellent les limites de leurétude (difficulté de mesure de l’exposition àl’aluminium, mauvaise connaissance de sa cinétique, de sonmétabolisme et de la toxicité de sesdifférentes formes chimiques) et invitent àpoursuivre certaines investigations.
Source : Point presse de la directiongénérale de la santé
American Journal of epidemiology, Vol. 152, No 1, 2000 : 59-66.Click Here: Cheap France Rugby Jersey

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